Qui sont les Ultras d'Egypte ?

Les Ultras sont de jeunes supporters de foot. Ces garçons qui ont entre 15 et 25 ans sont fan des équipes de Zamalik et d'el Ahaly. Ils ont deux points en commun ; l'amour du foot bien sûr et....la haine du Conseil Militaire !

 

Pourtant au début, ces jeunes souhaitaient simplement créer un groupe de supporters de foot nommé les Ultras. Sauf qu'en plein régime répressif de Moubarak, la police craignait tout regroupement de jeunes. La révolution égyptienne n'avait pas encore vu le jour mais le système avait déjà horreur de ces Ultras très bien organisés. Ces jeunes venus supporter leurs équipes ne comprenaient pas pourquoi on leur interdisait d'entrer au stade et pourquoi ceux qui parvenaient à entrer étaient frappés à l'intérieur du stade. Parfois certains Ultras étaient victimes d'arrestations sans motif. La rancune s'accumulait de plus en plus contre la police et contre le régime de Moubarak.

 

Le 25 janvier 2011, les Ultras sont descendus en masse exprimer leur haine de la police et du régime. Les répressions et les tortures commis par le Conseil Militaire depuis le début de la révolution ne les ont point stoppés. Ils savent faire face à la police militaire d'Egypte. Lorsqu'ils entrent à place Tahrir ou ailleurs, la police et l'armée venues réprimer les manifestants reculent et s'éloignent de la place pour aller frapper dans un autre endroit. Les Ultras terroriseraient même le SCAF !!

 

Mais les Ultras majoritairement apolitiques restent distants des objectifs de la révolution car ils n'ont en commun avec les révolutionnaires que la haine du Conseil Militaire. Ils ne se sentent pas faits pour la politique mais pour le foot ! Pourtant ils se mobilisent à grande échelle pour la libération de leurs camarades détenus dans les prisons de l'armée.

Tant que le Conseil Militaire gouverne le pays, les Ultras ne joueront jamais au foot l'esprit tranquille. Le Conseil Militaire fait tout pour les disqualifier aux yeux de la population. Ainsi en février 2012, l'armée qui ne supportait plus que les Ultras lancent des slogans anti-conseil militaire au début de chaque match a payé des Baltaguiya pour qu'ils aillent massacrer les supporters Ultras. L'armée n'était pas intervenue pour stopper le massacre. Elle avait en plus accusé les Ultras d'être à l'origine de ce trouble et les avaient puni en leur interdisant de faire des match durant trois années. Les Ultras habitués à ce que l'armée et la police veuillent les éloigner des stades ne tiennent même plus compte des ordres du Conseil Militaire. Ils ont donc continué à jouer leurs matchs et à venir encourager leurs équipes. Moubarak tout entier n'avait pas réussi à faire disparaître les Ultras, donc ce ne sont pas les restes de Moubarak regroupés dans le Conseil Militaire qui vont le faire.

Témoignage d'un membre des Ultras au Caire. Recueilli par Norhane kayane

Pour revenir sur les événements des Ultras de février 2012 :

 http://norhane.artblog.fr/1007949/Soit-on-les-venge-soit-on-meurt-comme-eux/

http://norhane.artblog.fr/1008167/Le-massacre-des-Ultras-et-le-plan-de-liquider-les-revolutionnaires/

http://norhane.artblog.fr/1009715/In-defence-of-the-Ultras-their-message-and-our-response/

samedi 19 mai 2012 03:06 , dans Egypte


20 mai: 24 heurs de grève de la faim pour la libération des détenus d'Egypte

Blog de norhane :Revolution, 20 mai: 24 heurs de grève de la faim pour la libération des détenus d'Egypte

samedi 19 mai 2012 01:13 , dans Egypte


Le 20 mai: Grève de la faim en solidarité avec les détenus d'el Abbassiya

samedi 19 mai 2012 00:49 , dans Egypte


L'article 28 = élections présidentielles d'Egypte fraudées à 90 %

Que dit l'article 28 de la constitution ????

 

Une haute commission judiciaire appelée 'Commission des élections présidentielles' s'occupe de la surveillance des élections du président de la république dès l'ouverture des candidatures et jusqu'à la déclaration des résultats des élections.

 

Les décisions de la commission sont définitives et exécutives d'elles mêmes. Personne ne peut critiquer ses décisions de quelque façon que ce soit et ce quelle que soit la direction devant laquelle la personne s'adresse. Il est impossible de s'opposer à ses décisions en arrêtant l’exécution ou en annulant. La commission se divise en plusieurs spécialités. La loi précise les autres spécialités de cette commission.

 

Cela veut dire quoi ??

Comment peut-il être impossible de remettre en cause les décisions de la commission judiciaire en place concernant les élections après les scandales judiciaires ?

 

L'article 28 supprime la crédibilité des élections présidentielles.

 

Ensembles contre l'article 28 pour de vrais élections et non pas pour des élections qui reculent en arrière

 

Ensembles contre l'article 28 qui peut autoriser les fraudes et les contrefaçons.

 

Peuple ! Réveille toi avant que tu ne te réveille sur le cauchemar de Moubarak qui revient au pouvoir une deuxième fois caché sous l'image d'un de ses hommes.

 

Mouvement des jeunes du 6 avril. Université Banha.

Www.facebook.com/stu.6ipl.benha.uni

01142043694

 

 

[D'après certains égyptiens, les élections présidentielles seront fraudées à 90%. Cela est causé entre autres par l'article 28 de la constitution qui dit qu'il n'est pas possible de critiquer les résultats des élections. C'est à dire que si un candidat gagne, personne n'a le droit de porter plainte à la justice pour fraude, même si la personne a des preuves.

Le plus surprenant est que le peuple a été consulté après la révolution en mars 2011 lors d'un référendum qui demandait aux égyptiens s'ils préféraient une réforme de la constitution ou bien s'ils voulaient une nouvelle constitution. Tous les hommes politiques et les hommes de droit et les spécialistes voulaient une nouvelle constitution car la constitution de Moubarak contiendra toujours des problèmes même si elle est réformée. Mais les Frères Musulmans et les Salafistes et les islamistes ont mobilisé le peuple pour le Oui à la réforme de la constitution. Donc la constitution a été réformé et des articles comme l'article 28 continuent à exister.

Le Conseil Militaire profiterait du zèle des islamistes pour que les choses se passent toujours comme du temps de Moubarak. ]

vendredi 18 mai 2012 23:48 , dans Egypte


Ah les Arabes !

  • 18 Mai 2012
  • Par : Karim Boukhari

En choisissant de ne pas voter islamiste, les Algériens viennent à leur manière de mettre fin à une certaine idée du Printemps arabe. C’est un point d’inflexion qui risque de réorienter la destinée des pays arabes. Mais pas forcément dans le bon sens…

Depuis janvier 2011, nous étions installés dans une seule et même dynamique : renversons les dictatures arabes et remplaçons-les par les islamistes. Alger a cassé cette logique. Dans un sens, nous pouvons dire merci au peuple algérien parce que, in fine, il vient de remettre l’islam politique à sa place et ce n’est pas forcément là où on pense. L’islamisme n’est pas une fatalité arabe, il n’est pas non plus une finalité mais simplement une possibilité, un moyen, pense-t-on, pour aspirer au mieux. Certains l’adoptent comme passerelle (cas de la Tunisie, de l’Egypte et, à un moindre degré, du Maroc), d’autres pas. Il faut dire que l’Algérie avait un peu essayé la solution islamiste avant tout le monde et cela lui a valu une guerre civile et un incroyable bain de sang. Le peuple a dû se dire, en se rendant la semaine dernière aux urnes : tout sauf ça. Il a choisi le “tout” au lieu de “ça”. Et ce “tout”, eh bien, il s’appelle le FLN, vieux parti par lequel l’indépendance est arrivée, un demi-siècle auparavant.

C’est à la fois rassurant et inquiétant. Rassurant du moment que l’islam politique n’apparaît plus comme étant LE remède arabe par excellence et qu’il devient possible d’échapper au raz-de-marée islamiste. Inquiétant puisqu’il est tout de même difficile de faire du neuf avec de l’ancien. Voyons, que s’est-il exactement passé en Algérie ? Le peuple n’a pas choisi Dieu mais les “vieux”. On ne peut pas appeler cela du renouveau. Il n’y a pas eu de rupture mais une continuation et une reprise du fil de l’histoire. Revenir au statu quo initial fait office, ici, d’alternative. Et c’est cela, précisément, qui inquiète quant à l’avenir non seulement de l’Algérie mais du Maghreb et de tout le monde arabe.

Nous sommes entre le marteau et l’enclume. Ou on se tourne vers Dieu ou on relégitime le pouvoir en place. Cela fait deux valeurs-refuges et deux cocons qui reproduisent à l’infini l’immuabilité de la société arabe. Ce schéma renvoie, toutes proportions gardées, au clivage gauche-droite ou modernisme-conservatisme en vigueur en démocratie occidentale. Version arabe, et cela peut surprendre, Dieu représente le neuf, il est la voie du progrès et du renouveau. Quant à la relégitimisation du pouvoir, elle traduit le choix de la stabilité. Bien entendu, ce modèle défie toutes les grilles de lecture et d’interprétation universelles. Il déçoit. Il incarne l’exception arabe et exclut, pour le moment, toute notion de gauche ou de modernisme considérées comme des greffes occidentales et jugées, de facto, d’une manière péjorative. 

Même s’il a connu des expériences socialisantes, le monde arabe vit “en droite”. Et il ne peut, en l’état actuel des choses, proposer que des alternatives de droite. Il opère plus par volte-face et sautes d’humeur que par ruptures profondes, réfléchies, durables. C’est une forme d’autarcie de laquelle il n’est pas prêt d’émerger. Les élections algériennes viennent de nous le rappeler. Elles ont fait barrage à l’avancée des islamistes mais sans rien nous proposer à la place.

http://www.telquel-online.com/Editorial/Ah-les-Arabes/523

vendredi 18 mai 2012 12:05 , dans Algerie


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